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PIEGES, ARNAQUES & TRADITION
Le marché
du Jukebox de Collection se devrait d’être aussi présentable
que les magazines traitant du sujet ou que les photos quadri compilées
dans les brochures ou les livres qui leur sont consacrés.
Malheureusement
la réalité est tout autre et bien souvent on essayera de
vous faire prendre des baudruches pour des "beauties" griffées
Wurlitzer, Rock-Ola, Seeburg, Ami ou Mills.
Le
Greedy et la Contrefaçon n’échappent donc
pas au monde du Jukebox de Collection. Ce sont des composantes largement
généralisées car agissant directement sur le résultat
et la marge brute.
En amont,
elles favorisent l’accès à un réservoir de jukeboxes
prêts à...l’exploit commercial.
En aval, elles gonflent le profit puisque ces "junk-boxes"
seront vendus au prix fort du marché.
Cette pratique
comptable ne s’arrête pas aux portes de l'hexagone
et nous ne comptons plus les fashion-victims découvrant après
coup l’état moyen ou médiocre de leur magnifique jukebox
Wurlizer ou exceptionnel Rock-Ola toujours obtenu bien entendu dans des
conditions préférentielles !
Jusqu’au
début des années 90, à part quelques mauvaises surprises
chez certains marchands peu scrupuleux, le marché du Jukebox de
Collection était un marché assez sain, bon enfant et pavé
de bonnes intentions... puisque l’abondance de l’offre et l’affordabilité
des appareils, même les plus prestigieux, ne pesaient pas trop sur
la qualité des jukeboxes Wurlitzer, Rock-ola et autres beauties
produites par Seeburg, Ami, Filben ou Mills.
Aujourd’hui
il est toujours possible de trouver de beaux jukeboxes d’origine.
Mais, même si cela demande de la pratique et quelques efforts, l’explication
de la situation du marché est ailleurs.
Elle se trouve
dans la croissance de la demande globale pour les jukeboxes
de collection, l’explosion des prix du marché, la raréfaction
d’appareils d’origine, l’engouement pour les collector's
US ( Harley, Lewis 501, Ray Ban, Perfecto, Luccheese …) et surtout,
l’entrée sur le créneau d’une race de nouveaux
commerçants attirés par les facilités de
la profession.
Tout est
une question de philosophie, d’éthique du
métier et de règles de correction vis à vis du client
car il ne s’agit pas d’une profession qui s’arrête
au simple statut de commerçant.
L’Amateur
ou le Collectionneur est donc SEUL face à un marchand
honnête ou le plus souvent à un vendeur faisant mousser la
beauté des plastics ( neufs ), la qualité du vernis
ou même de la peinture ( masquant les défauts de la caisse
), la puissance de l’ampli ( couvrant les bruits de la mécanique
) et la complexité de la mécanique ( incomplète
)...
...mais, lui, parfaitement silencieux sur l’originalité des
composants, leur présence ou leur absence, la provenance ou même
l’authenticité du jukebox !
Comme pour
la fausse-monnaie des propriétaires de jukeboxes se retrouvent malgré
eux collés avec une "pintade" de pauvre
( poor original condition ) ou de grande qualité ( mint
restored condition ).
Pour cette
raison il faut être très vigilant sur les
jukeboxes in "Mint Restored Condition".
La plupart cachent des appareils entièrement reconditionnés
avec beaucoup de pièces neuves.
Comme le
base-ball, ce "sport" réservé jusqu’à
un passé récent au marché US est en train de
se généraliser avec l’arrivée massive
sur le nord de l’Europe de containers en provenance d’une Amérique
qui n’a pas de frontière commune avec le Canada.
La proximité
et l’absence du "jet lag" sont des facteurs
encourageants des déplacements d’approvisionnement rapides
et juteux.
Enchères et self
control
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